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Les Saints

Exposition Saints et Saintes du diocèse de Tarbes et Lourdes, janvier 2007Les saints du diocèse

Les saints et les saintes du diocèse de Tarbes et Lourdes sont au nombre de quinze. Officiellement inscrits au calendrier diocésain, ils sont fêtés dans les différents secteurs du département des Hautes-Pyrénées.
La dévotion la plus répandue est celle qui s’adresse à la Vierge Marie sous les vocables de Notre Dame de Lourdes et de la Nativité, sans oublier Notre-Dame de la Sède.
Les textes présentant ces différents saints ont été écrits par la commission diocésaine d’Art sacré pour l'exposition organisée au Carmel de Tarbes du 15 janvier au 17 février 2007.

Saint Justin, prêtre, IVème siècle

La Bigorre ayant été la région la plus tardivement évangélisée de Novempopulanie, la christianisation est venue d’Eauze par le prêtre saint Justin dans la seconde moitié du IVème siècle. Il vécut à Tarbes. Il fut vraisemblablement l’archiprêtre du diocèse naissant et aurait eu, vers 385, maille à partir avec les partisans de l’hérésie priscillienne. Grégoire de Tours dans son “De Gloria Confessorum” (594-595), mentionne au chapitre 49 la dormition du saint prêtre Justinus dans les limites du diocèse de Bigorre, au bourg de Sexciacum. Il célèbre ses nombreuses vertus et parle des “énergumènes braillards” (sans doute des épileptiques) purifiés au contact de son tombeau. Le martyrologe “de saint Jérôme”, dans sa version la plus ancienne (vers 700) signale la fête, le 1er mai, de la déposition de saint Justin dans le diocèse de Bigorre. Une étude récente concernant la localisation exacte de Sexciacum semble indiquer qu’il s’agit de Saux (Lourdes-Nord) et non de Sers (dans la vallée de Barèges). Il est fêté le 6 mai.

Saint Exupère, évêque, IVème-Vème siècles

Saint Exupère serait né à Arreau vers la fin du IVème siècle. Il fut évêque de Toulouse, succédant à Sylvius ; il y acheva notamment la construction d’une église pour abriter les reliques de saint Saturnin (située sur l’emplacement actuel de la basilique Saint Sernin). Il s’employa à subvenir aux besoins des plus nécessiteux, “endurant la faim pour nourrir autrui” nous dit saint Jérôme. Il vendit en particulier les vases sacrés de son église pour distribuer l’argent aux pauvres, ne gardant pour lui que le strict nécessaire. Il protégea la ville de l’invasion des Vandales ; saint Jérôme le cite d’ailleurs comme sauveur de son peuple face aux invasions barbares. Il combattit les hérésies des Goths et du prêtre Vigilance qui prêchait contre le culte des martyrs et leurs reliques, contre le jeûne, le célibat et la profession monacale. Aux dires de ses contemporains, il s’est montré “un vigoureux gardien de la foi et de la religion”, n’hésitant pas à consulter le Pape Innocent Ier afin de connaître la position à adopter face aux problèmes de son temps. Il mourut à Blagnac et une partie de ses reliques a été donnée à l’église d’Arreau. Il est fêté le 28 septembre. Saint patron d’Arreau et de Barthe.

Saint Misselin, prêtre, Vème siècle

A Saint Justin, a vraisemblablement succédé Misselin qui, au Vème siècle, sauva la ville de Tarbes des Barbares. Grégoire de Tours associe d’ailleurs cet autre prêtre à saint Justin dans une commémoration commune. Il serait né, selon une tradition orale, à Arcizac-Adour entre Bagnères et Tarbes. Il brilla par sa sainteté en confessant sa foi sous l’oppression des Wisigoths ariens. Il s’endormit dans la paix en sa paroisse de Tarbes. Un sarcophage en marbre blanc de Saint Béat, du VIème siècle, est conservé à l’église Saint Jean de Tarbes, dans le Bourg-Vieux et une très ancienne tradition en fait son tombeau. Saint Misselin est cher à la mémoire des Tarbais, car son intervention surnaturelle leur aurait permis en 732-733, d’écraser à la Lande Mourine une bande sarrasine refluant vers l’Espagne après le désastre de Poitiers. Il est fêté le 24 mai. Saint patron d’Arcizac-Adour.

Saint Sever, prêtre, Vème siècle

La campagne, où les mythes païens étaient profondément enracinés, fut plus difficile à évangéliser que la ville. Saint Sever a probablement annoncé l’Evangile dans ces milieux là. Issu de famille noble, ce grand propriétaire bigourdan du nom de Severus fut ordonné prêtre au Vème siècle. Grégoire de Tours commémore deux grandes vertus de ce saint : la charité et l’amour de la pauvreté. Il eut en effet le souci de nourrir les pauvres par ses aumônes et leur prodigua sa sollicitude pastorale. Grégoire nous révèle également que saint Sever édifia deux églises distantes d’environ trente kilomètres où il célébrait chaque dimanche et qu’il enrichit de reliques de saints. Il poursuit en nous disant que Sever plaça lui-même dans l’une de ses demeures le sépulcre où il est enseveli. Il donne aussi une anecdote sur sa vie : il avait l’habitude, “au temps où naissent les lys, d’attacher ces fleurs ensemble et de les suspendre aux murs”. Ces lys desséchés près de son tombeau reprenaient vie chaque année au moment de l’anniversaire de sa mort. En 1753, ce miracle était inscrit dans l’abside de l’abbaye de Saint Sever de Rustan au nord de la Bigorre, où se situait son sarcophage en marbre noir. Il est fêté le 2 août.

Saint Gérin, diocèse Tarbes et Lourdes, PyrénéesSaint Gérin, martyr, Vème siècle

Nous ne savons presque rien sur saint Gérin, si ce n’est qu’il évangélisa la région au Vème siècle. Un miracle éclatant a malgré tout été conservé jusqu’à nos jours : les Goths ariens qui ravageaient la Gaule l’auraient capturé et décapité sur le pont de l’Adour entre Tarbes et Aureilhan. La tête et le corps du martyr auraient été jetés dans le fleuve. Sa tête serait venue s’échouer à Aureilhan où une femme du village lavait des légumes. Aveugle, elle la toucha, porta ses mains à ses yeux éteints et recouvra immédiatement la vue. A la suite de ce miracle, on bâtit là une chapelle dans laquelle le corps de saint Gérin fut conservé et vénéré. Cette chapelle paroissiale fut abandonnée et vendue après la Révolution Française. Il est fêté le 19 octobre. Saint patron d’Aureilhan.

Saint Orens, diocèse Tarbes et Lourdes, PyrénéesSaint Orens, évêque, IVème-Vème siècles

D’origine espagnole, saint Orens naquit à la fin du IVème siècle dans un milieu aisé. Il quitta tout pour s’établir en ermite au-dessus de Villelongue dans la vallée du Lavedan. Sa réputation de sainteté sera telle, qu’une délégation du diocèse d’Auch viendra le chercher pour remplacer Ursinien au siège épiscopal d’Auch. Dans un premier temps, il refusa puis après avoir prié le Saint Esprit, accepta finalement (le miracle du bâton qu’il tenait en main se couvrant de fleurs est resté célèbre). Il quitta donc le Lavedan et se mit à l’œuvre pour éclairer la foi du peuple qui lui était désormais confié. Il fut nommé évêque d’Auch vers 410. Tout au long de son épiscopat, il s’attachera à combattre les rites idolâtriques rendus aux fausses divinités. Jouissant d’une large autorité politique, l’histoire retiendra son rôle de médiateur dans la prise de Toulouse par les armées romaines et l’attention portée aux pauvres de son temps. Il fut enterré à Auch. Son culte, dans le Lavedan, est associé à celui de sa mère, sainte Patience. Il est fêté le 1er mai. Saint patron de Barbachen et d’Ugnouas.

Saint Savin, ermite, Vème siècle

Savin, espagnol d’origine, a vécu très probablement dans la seconde moitié du Vème siècle. Fils d’un comte de Barcelone, il reçut dès son enfance une brillante éducation. Adulte, il choisit de tout quitter, sa famille, ses biens, son pays, pour rejoindre des proches à Poitiers, son oncle en particulier, devenant ainsi le précepteur de son cousin qu’il éveillera à la foi ; il restera avec lui trois ans à Ligugé en tant que moine. Mais son désir d’une existence radicalement tournée vers Dieu le guidera dans la vallée sauvage du Lavedan où, quelques années après saint Orens, il y mènera une vie érémitique très austère. Son ermitage, situé à mille mètres d’altitude environ, sera vite abandonné au profit d’une pierre creusée, dans laquelle il vivra pendant treize ans, au lieu dit Pouy Aspé (actuellement sur la commune de Uz).  La communauté de Bencer dont il dépendait deviendra quelques siècles plus tard l’abbaye de Saint-Savin, et à sa mort son corps sera descendu au village. Actuellement, le maître autel en marbre noir de l’abbatiale est son sarcophage qui contient encore ses reliques. Il est fêté le 9 octobre.

Saint Lizier, diocèse Tarbes et Lourdes, Hautes-PyrénéesSaint Lizier, évêque, VIème siècle

Durant toute la première moitié du VIème siècle, Saint Lizer fut évêque de notre diocèse. Originaire du nord de l’Espagne (sans doute de Lérida), il a été brillamment instruit par son père, tant humainement que chrétiennement. Dans la fleur de l’âge, il quitta sa famille et son pays. Après avoir passé quelques années sous la direction de l’évêque de Tarbes, il vint se présenter à l’école si renommée de saint Quintien, évêque de Rodez qui l’éleva au sacerdoce. La sainteté de sa vie lui permit d’être désigné par les fidèles et le clergé de Couserans pour devenir leur évêque. Or, le siège de Tarbes, devenu vacant peu après l’an 506, resta sans titulaire jusqu’à l’avènement de Julien, en 541. Il y eut donc une vacance très prolongée ; la gérance en fut confiée à l’évêque du petit diocèse voisin de Couserans, si bien que saint Lizier est appelé dans les plus anciens bréviaires, tantôt évêque de Tarbes - et il y est honoré à ce titre -, tantôt évêque de Couserans, où il mourut après un épiscopat de quarante ans. On lui attribue la fondation d’un monastère près de Vic qui prit par la suite son nom, également donné à la ville de Couserans. L’invocation de saint Lizier, avec celle de saint Misselin, aurait permis de repousser, en 844, une invasion de Vikings qui venaient piller la contrée. Il est fêté le 27 août. Saint patron de Izaux, Nouilhan et Saint-Lézer.

Saint Calix, diocèse Tarbes et Lourdes, Hautes-PyrénéesSaint Calix, martyr, Xème-XIème siècles

Avec saint Mercurial, saint Calix fut martyrisé en 1010, mais ni le même jour, ni au même endroit.  Chevalier aragonais, il était à l’époque à la tête d’une armée qui combattait les Sarrasins. Ces derniers venaient d’Espagne qu’ils occupaient depuis 732. Il essaya de les convertir à la religion chrétienne mais n’y parvint pas. Irrités par ce langage, les musulmans se précipitèrent sur son armée et Calix tomba dans la mêlée. Le corps du martyr fut enseveli dans le lieu même où il avait été tué et une chapelle lui étant dédiée fut élevée en cet endroit. Deux grands évêques du Comminges en identifièrent d’ailleurs les reliques au XVIIème siècle. Il est fêté le 14 octobre.  Saint patron de Cazaux-Fréchet.

Saint Mercurial, martyr, Xème/-XIème siècles

Saint Mercurial est le cousin germain de saint Calix. Aragonais comme Calix, il fut tué par les Sarrasins dans une bataille qui les opposait. Ces Sarrasins venus d’Espagne, chassés du Haut Aragon, avaient reflué sur le versant français des Pyrénées pensant y trouver refuge. Ils seraient entrés en vallée d’Aure par le col d’Ourdisetou. Les Aurois, défendant leur territoire, aidés par des peuples voisins, reçurent l’aide de chevaliers espagnols dont saint Mercurial et saint Calix qui se joignirent à la chrétienté française. Mercurial proposa aux musulmans de se rendre et d’embrasser la religion chrétienne, mais il subit le même sort que son cousin. Il fut enterré sur le lieu même de son martyr et une chapelle y fut édifiée. Par la suite, les habitants de Vielle-Louron transportèrent les reliques dans leur église où elles se trouvent toujours. Il est fêté le 26 août. Saint patron de Vielle-Louron.

Saint Bertrand, diocèse Tarbes et Lourdes, Hautes-PyrénéesSaint Bertrand, évêque, XIème-XIIème siècles

Si nous pouvons englober Saint Bertrand dans la liste des saints bigourdans, c’est qu’à son époque, Saint Bertrand de Comminges dépendait de notre diocèse. Il naquit à l’Isle Jourdain, au milieu du XIème siècle. Sa mère, Gervaise, était parente du comte de Toulouse , et sa tante, Constance, épousa Robert le Pieux, roi de France, petit fils de Hugues Capet. Il fit ses études au couvent de Cabadur qui fut plus tard transporté à l’Escaladieu. Tout d’abord, il choisit le métier des armes, mais touché par la grâce , il entra dans les Ordres. Il fut successivement prêtre, chanoine et archidiacre de Toulouse. Ses vertus le firent nommer évêque du Comminges en 1073. Il restaura tout d’abord matériellement et spirituellement le siège épiscopal, en ruine. Il participa aux conciles réformateurs, notamment celui de Bordeaux.  Son épiscopat dura cinquante ans. Une tradition dit qu’il vint en Bigorre pour essayer de rétablir la paix entre les hautes vallées pyrénéennes. Plus connue est la légende évoquant la mort, par la seule force de la foi de saint Bertrand, d’un crocodile qui semait la terreur dans la contrée (ceci explique la présence de la dépouille du reptile sur un pilier de la cathédrale). Il est fêté le 16 octobre. Saint patron de Saint-Lary.

Saint Ebons, évêque, XIème-XIIème siècles

Saint Ebons ou Pons, fut évêque aragonais de Barbastro et de Roda au début du XIIème siècle. S’il est vénéré en France, c’est parce qu’il serait venu mourir à Saint-Bertrand du vivant même du saint évêque de Comminges. L’Aragon a toujours ignoré le culte rendu à saint Ebons, par contre il fut très à l’honneur en vallée d’Aure ; une mention témoigne déjà d’une fête en son nom célébrée à Ilhet en 1307. Pons est un moine bénédictin français de Sainte-Foy de Conques appelé à assurer la charge épiscopale du diocèse de Roda pendant un temps très bref. En 1101, il consacre la grande mosquée de Barbastro en cathédrale et deux ans plus tard, il consacre encore une église. Sa “légende” nous parle de deux voyages qu’il aurait fait à Rome pour se rendre auprès du Pape Pascal II et c’est au cours du second déplacement qu’il serait mort en Comminges, son corps fut par la suite enterré en terre bénédictine au monastère de Sarrancolin. Au XVIIème siècle, une immense ferveur populaire est d’ailleurs manifeste dans ce village, la fête de saint Ebons étant même chômée le jour anniversaire de sa mort. Il est fêté le 12 septembre. Saint patron de Rebouc et Sarrancolin.

Saint Roch, pèlerin, XIIIème-XIVème siècles

Né en 1295, Saint Roch était le fils d’un gouverneur de Montpellier. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. A la mort de ses parents, il avait 20 ans ; il décida alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il eut beaucoup de guérisons. Il y vécut trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Miraculeusement guérit, il reparut à Montpellier comme un étranger. Il fut mis en prison comme espion et y mourut au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements. On le reconnut alors. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l’Eglise. Il est fêté le 16 août. Saint patron d’Ayné, de Hiis, de Larreule et de Loures-Barousse.

Saint Michel Garrigoïts, prêtre, 1797-1863

Né le 15 avril 1797 à Saint-Just-Ibarre dans les Pyrénées Atlantiques, Michel Garrigoïts fut vicaire à Cambo (1824-1825). Il devint professeur, puis supérieur du Grand séminaire de Bétharram, succédant à Procope Lassale. Michel Garrigoïts reprit en main les destinées de la vieille maison, de la chapelle et du calvaire, et fonde, en 1835, une congrégation de missionnaires de Bétharram à qui fut donné le titre de Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus. Il organisa les missions, ouvrit écoles et collèges. Son mot favori était :“En avant, toujours !”. En 1856, il envoya lui-même ses premiers missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais) sur demande de l’évêque de Buenos Aires. Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l’aumônerie des Filles de la Croix à Igon. A sa mort, le 14 mai 1863, son œuvre de mission et d’éducation rayonnait dans le monde entier. Un lien particulier l’unissait à Bernadette Soubirous puisqu’elle allait le rencontrer pour le consulter. Il est fêté le 14 mai.

Saint Bernadette, diocèse Tarbes et Lourdes, Hautes-PyrénéesSainte Bernadette Soubirous, vierge, 1844-1879

Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot. Elle avait donc 14 ans quand l’Immaculée l’appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858. Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice. Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot. Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre. Elle désirait plus que tout faire sa première communion. Le 11 février 1858, alors qu’elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu’au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes : le jeudi 25 mars, fête de l’Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant “l’Immaculée Conception”. Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles...Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde. Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses sœurs dans l’humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle. Elle mourut le 16 avril 1879 et fut canonisée en 1933. Elle est fêtée le 18 février. Sainte patronne d’Anclades, de Hauban et de Tarbes.

Notre Dame de Lourdes

Du 11 février au 16 juillet 1858, par dix huit fois, la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle. L’évêque de Tarbes et Lourdes permit le culte de Notre-Dame en ces lieux et une chapelle y fut construite. Depuis lors, des foules innombrables y viennent du monde entier. La mémoire de ces apparitions a été inscrite au calendrier romain en 1907.br /> Elle est fêtée le 11 février.

Nativité de la Vierge Marie

Depuis le VIème siècle, on vénère à Jérusalem, près de la piscine de Bézatha, le lieu où serait née la Vierge Marie. C’est dans la basilique de la Nativité de Marie, que saint Jean Damascène proclamait de fêter dans la joie ce jour qui a vu naître la Mère du Christ, elle qui est le “commencement du salut”. Elle est la patronne principale du diocèse de Tarbes et Lourdes.Elle est fêtée le 8 septembre. Actuellement sainte patronne de la Cathédrale de Tarbes, mais aussi à Ansost, Auriébat, Banios, Bénac, Bourisp, Houeydets, Lagarde, Lahitte-Bonnefont, Lutilhous, Montastruc, Oléac-Debat, Péré, Pinas, Ségalas et Villenave-près-Marsac.


Dédicace de l'église-cathédrale Notre Dame de la Sède

Sur le site d’un temple gallo-romain, plusieurs cathédrales se succédèrent, remplacées au XIIème siècle par une cathédrale romane. La construction de cette dernière commencera à la fin du XIIème siècle par le chœur, les deux absidioles et le transept, puis sera remaniée au XIIIème et XIVème siècles, en particulier, au niveau de la tour lanterne. Après les troubles des guerres de religion, la cathédrale sera remeublée : au début du XVIIème siècle, l’autel, surmonté d’un baldaquin très raffiné avec sa quinzaine de marbres différents, sera élevé et, par la suite, les grandes orgues seront construites. Notre-Dame de la Sède, est célébrée, de temps immémorial, le 20 novembre, bien que nous ne connaissions pas la date précise de cette dédicace.